Nos programmes immobiliers sur Thonon-les-Bains

Nos programmes immobiliers

Programmes immobilier sur Thonon-les-Bains

Située en Haute-Savoie, directement au bord du lac Léman et à proximité de la Suisse, Thonon-les-Bains bénéficie d’un marché immobilier très particulier. La ville combine une activité économique locale, un cadre de vie recherché, une attractivité touristique et surtout une importante influence des bassins d’emploi de Genève et Lausanne.

Cette position transfrontalière contribue directement à la pression sur le logement. Thonon Agglomération indiquait déjà qu’une part importante de ses actifs travaillait en Suisse et que Thonon-les-Bains était la commune de l’agglomération comptant le plus de travailleurs frontaliers. La ville souligne par ailleurs une progression de 27 % du nombre de frontaliers depuis 2020, ce qui renforce les besoins résidentiels sur le territoire.

 

L’amélioration des transports accentue cette attractivité. En 2026, la liaison ferroviaire entre Thonon-les-Bains et Genève propose jusqu’à une vingtaine de trajets quotidiens, certains directs, avec un temps de parcours d’environ 58 minutes jusqu’à Genève-Cornavin. La ligne lacustre N2 de la CGN relie également directement Thonon à Lausanne, avec une traversée d’environ 50 minutes.

Cette double connexion permet de cibler plusieurs catégories de locataires : frontaliers travaillant à Genève, salariés employés dans le canton de Vaud, jeunes actifs locaux, familles, professionnels en mobilité et personnes attirées par le cadre de vie du Chablais.

Le marché immobilier reste néanmoins nettement moins cher que celui de certaines communes proches de la frontière genevoise ou que celui d’Évian-les-Bains. Au 1er août 2026, PAP estime le prix moyen de Thonon-les-Bains à environ 3 758 euros par mètre carré, tandis que les appartements se situent autour de 3 669 euros par mètre carré. Meilleurs Agents établit une estimation très proche, à 3 679 euros par mètre carré pour les appartements.

 

Le marché présente toutefois des écarts importants. Ripaille-Vongy, Corzent-Marclaz ou certains secteurs proches du lac peuvent dépasser 4 000 euros par mètre carré, tandis que Collonges, Crête, Tully-Châtelard ou certains secteurs du centre permettent encore de trouver des appartements autour de 3 300 à 3 500 euros par mètre carré.

À cette dimension immobilière s’ajoute désormais un environnement fiscal profondément renouvelé. Depuis 2026, l’investisseur peut notamment étudier le nouveau dispositif Relance logement, également appelé dispositif Jeanbrun, le déficit foncier, la location meublée au régime réel ou encore Loc’Avantages.

Alors, pourquoi investir à Thonon-les-Bains ? Quels quartiers privilégier ? Quel budget prévoir ? Quelle rentabilité peut-on rechercher ? Et surtout, comment réduire la fiscalité de son investissement immobilier ?

 

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Investir dans l'ancien : Comment faire ?

 

 

Pourquoi investir à Thonon-les-Bains ?

 

• Une ville directement influencée par la Suisse

 

Le principal moteur du marché immobilier de Thonon-les-Bains est son appartenance au bassin lémanique transfrontalier. La ville se situe entre les pôles économiques de Genève et Lausanne, tout en proposant des prix immobiliers largement inférieurs à ceux observés du côté suisse.

Thonon Agglomération recensait déjà 3 139 travailleurs frontaliers domiciliés à Thonon-les-Bains dans ses données de référence de 2020. À l’échelle de l’agglomération, plus d’un actif sur trois travaillait alors en Suisse et environ 80 % de ces frontaliers exerçaient dans le canton de Genève.

 

Cette situation soutient particulièrement la demande de T2 et T3 proches de la gare, de logements disposant d’un stationnement et d’appartements permettant de rejoindre rapidement les transports transfrontaliers.

Le marché ne dépend cependant pas uniquement de Genève. Grâce à la liaison maritime Thonon-Lausanne, certains résidents peuvent également travailler dans le canton de Vaud tout en vivant en France.

Cette double orientation constitue une caractéristique particulièrement intéressante de Thonon par rapport à d’autres villes frontalières essentiellement tournées vers Genève.

 

 

• Une population en croissance

 

Thonon-les-Bains comptait 37 928 habitants en 2023, contre environ 34 756 en 2017. La croissance annuelle moyenne de la population a atteint 1,5 % entre 2017 et 2023, principalement sous l’effet des arrivées de nouveaux habitants.

Cette progression démographique est intéressante pour un investisseur, car elle traduit une attractivité résidentielle réelle. Elle contribue à alimenter la demande de logements et accompagne le développement de nouveaux quartiers et équipements.

 

La mobilité des habitants est également importante. En 2023, environ 14,1 % des ménages habitaient leur logement depuis moins de deux ans et 26,8 % depuis deux à quatre ans. Plus de quatre ménages sur dix occupaient donc leur résidence depuis moins de cinq ans.

Cette mobilité crée régulièrement de nouveaux besoins locatifs, notamment sur les petites et moyennes surfaces.

 

 

• Plus de la moitié des résidences principales sont louées

 

Le marché locatif occupe une place importante dans le fonctionnement immobilier de Thonon-les-Bains. En 2023, environ 53,8 % des résidences principales étaient occupées par des locataires, tandis que les propriétaires occupants représentaient 44 %.

Cette proportion confirme l’existence d’une demande locative profonde, composée aussi bien de ménages locaux que de nouveaux arrivants.

 

La ville compte également une part importante d’appartements. Cette configuration facilite l’investissement dans des studios, T2 et T3, formats particulièrement recherchés dans les villes où les prix immobiliers sont élevés.

L’investisseur doit néanmoins rester sélectif. L’Insee recensait environ 9,3 % de logements vacants en 2023, ce qui montre que la demande n’est pas identique dans chaque rue et pour chaque type de logement.

 

 

• Une connexion directe avec Genève

 

La desserte ferroviaire constitue aujourd’hui l’un des principaux arguments de Thonon. La gare fait partie du réseau Léman Express et permet de rejoindre Genève directement sur certains services.

En août 2026, SNCF Connect recense jusqu’à 23 trajets quotidiens entre Thonon-les-Bains et Genève, pour un temps minimum d’environ 58 minutes jusqu’à Genève-Cornavin. Les trains desservent notamment Annemasse, Chêne-Bourg, Genève-Eaux-Vives et Genève-Champel.

 

Cette liaison rend les secteurs autour de la gare, de la place des Arts et du centre particulièrement attractifs auprès des salariés souhaitant limiter leur dépendance à la voiture.

Le nouveau Pôle d’Échanges Multimodal Les Arts, mis en service en 2025, rassemble par ailleurs la gare routière, les transports urbains et la ligne transfrontalière vers Genève, renforçant encore l’intermodalité du secteur.

 

 

• Une liaison directe avec Lausanne par le lac

 

Thonon possède un second avantage rarement rencontré sur le marché immobilier français : une liaison maritime régulière permettant de rejoindre directement Lausanne-Ouchy.

La ligne N2 de la CGN assure la traversée entre Thonon et Lausanne en environ 50 minutes. Cette liaison constitue notamment un moyen de transport quotidien pour certains travailleurs frontaliers.

 

Les logements situés autour de Rives, de Concise, du centre-ville et des axes permettant de rejoindre rapidement le port peuvent donc répondre à une clientèle différente de celle utilisant uniquement le Léman Express.

Cette particularité renforce l’intérêt d’une stratégie locative visant les actifs à revenus élevés, à condition de ne pas surpayer la proximité immédiate du lac.

 

 

Les chiffres essentiels de Thonon-les-Bains

 

 

Les estimations de prix immobiliers proviennent de différentes méthodologies et doivent être utilisées comme des ordres de grandeur. PAP place le marché global à 3 758 euros par mètre carré au 1er août 2026, tandis que Meilleurs Agents estime les appartements à 3 679 euros par mètre carré.

Le prix réel d’un appartement dépend fortement de sa vue sur le Léman, de son étage, de son extérieur, de son stationnement, de son DPE et de la qualité de sa copropriété.

 

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À quel prix investir à Thonon-les-Bains ?

 

• Environ 3 700 euros par mètre carré pour un appartement

 

Le marché des appartements thononais se situe actuellement autour de 3 700 euros par mètre carré. PAP estime le niveau moyen à 3 669 euros et Meilleurs Agents à 3 679 euros en août 2026.

Le Figaro Immobilier distingue toutefois fortement l’ancien des programmes plus récents. En juillet 2026, son estimation du prix médian dans l’ancien se situe autour de 3 719 euros par mètre carré, tandis que les studios anciens atteignent environ 4 110 euros par mètre carré.

 

Cette différence est classique : les petites surfaces se vendent généralement plus cher au mètre carré, mais génèrent également un loyer au mètre carré plus important.

La rentabilité ne doit donc jamais être évaluée à partir du seul prix moyen de la ville.

 

 

• Quel budget selon la surface ?

 

 

PAP relève notamment un prix médian proche de 114 400 euros pour un appartement d’une pièce, 177 700 euros pour un deux-pièces et 232 400 euros pour un trois-pièces.

Ces chiffres ne comprennent pas nécessairement les frais d’acquisition, les éventuels travaux, le mobilier ou les coûts de financement.

Dans l’ancien, une opération affichée à 180 000 euros peut facilement représenter un coût total supérieur à 210 000 euros après rénovation et frais.

 

 

Quels quartiers choisir pour investir à Thonon-les-Bains ?

 

• Centre-ville et gare : cibler les actifs et les frontaliers genevois

 

Le centre-ville constitue l’un des secteurs les plus polyvalents de Thonon-les-Bains. Il concentre les commerces, les restaurants, les services administratifs, le marché, la gare et une grande partie des transports urbains.

PAP estime les appartements autour de 3 493 euros par mètre carré dans le Centre Ville Est et 3 551 euros dans le Centre Ville Ouest. Ces niveaux peuvent permettre d’acheter légèrement sous la moyenne communale tout en bénéficiant d’un emplacement central.

Le secteur autour de la gare est particulièrement intéressant pour les frontaliers travaillant à Genève. Un T2 permettant de rejoindre le quai en cinq ou dix minutes à pied peut bénéficier d’une demande régulière.

 

La transformation actuellement engagée autour de la place des Arts, Jules-Mercier, Dessaix et du quartier de la gare peut également renforcer progressivement l’attractivité du secteur. La ville développe notamment de nouveaux espaces publics, commerces, logements et circulations douces.

Pour un investisseur, les studios et T2 constituent généralement les formats les plus cohérents. Il faut néanmoins surveiller l’isolation phonique, les charges de copropriété et l’état énergétique des immeubles anciens.

 

 

• Rives et Concise : miser sur le lac et Lausanne

 

Le secteur Rives-Concise possède un positionnement plus patrimonial. Il associe la proximité du lac, du port, du centre historique et de l’embarcadère vers Lausanne. PAP estime les appartements du secteur autour de 3 758 euros par mètre carré, tandis que les maisons peuvent dépasser 5 200 euros par mètre carré.

Les biens disposant d’une vue lac, d’un balcon ou d’une terrasse peuvent cependant se négocier sensiblement au-dessus de cette moyenne.

Ce quartier peut convenir aux cadres, couples, frontaliers travaillant à Lausanne, retraités et locataires recherchant un environnement qualitatif. La rentabilité brute sera généralement moins élevée que dans un secteur plus accessible, mais l’investissement peut présenter une meilleure dimension patrimoniale et une revente facilitée pour les appartements de qualité.

 

 

• Ripaille-Vongy : le secteur le plus cher pour les appartements

 

Le secteur Ripaille-Vongy affiche l’un des prix d’appartement les plus élevés de Thonon-les-Bains, autour de 4 330 euros par mètre carré selon PAP. Cette valorisation s’explique notamment par la proximité du lac, du domaine de Ripaille, des espaces naturels et d’un environnement résidentiel recherché.

La ville poursuit également la renaturation du quai de Ripaille, avec une requalification d’environ un kilomètre de rive destinée à renforcer les promenades, les mobilités douces et la qualité paysagère du secteur. Ripaille peut correspondre à une stratégie de valorisation patrimoniale plutôt qu’à une recherche de rendement maximal.

Les T2 et T3 avec extérieur, stationnement ou vue dégagée peuvent attirer des locataires disposant d’un budget supérieur et rester recherchés lors de la revente.

 

 

• Corzent-Marclaz : un secteur résidentiel recherché

 

Corzent-Marclaz affiche un prix moyen d’environ 4 070 euros par mètre carré pour les appartements, supérieur à la moyenne de la commune. Corzent bénéficie notamment de la proximité du lac, d’un environnement résidentiel et de nombreux espaces plus calmes que l’hypercentre.

Marclaz est davantage connecté aux grands axes, aux commerces et aux zones d’activité. Le choix du micro-secteur modifie donc fortement le profil du locataire. Les T3 et T4 peuvent être intéressants pour une location familiale, particulièrement lorsqu’ils disposent d’un balcon, d’une terrasse et d’un stationnement.

La rentabilité sera souvent inférieure à celle d’un petit logement central, mais la stabilité des locataires peut être supérieure.

 

 

• Léman-Grangette et Versoie : un compromis entre centre et résidentiel

 

Le secteur Léman-Grangette est estimé autour de 3 715 euros par mètre carré pour les appartements. Il offre un positionnement intermédiaire entre les quartiers du bord du lac et les secteurs plus urbains. La proximité de la Versoie, des équipements, des établissements scolaires et du centre peut intéresser les jeunes actifs comme les familles.

Les T2 et T3 peuvent offrir un bon équilibre entre prix d’acquisition, demande locative et potentiel de revente. L’investisseur doit toutefois vérifier précisément la distance avec la gare et les transports. Un logement situé à quinze minutes à pied du centre ne s’adresse pas exactement au même locataire qu’un appartement nécessitant systématiquement une voiture.

 

 

• Crête : rechercher un prix d’entrée plus accessible

 

Le quartier de Crête affiche un prix moyen d’environ 3 334 euros par mètre carré pour les appartements, ce qui en fait l’un des secteurs les plus accessibles parmi les quartiers thononais suivis par PAP. Sa proximité avec la gare et le centre peut permettre de viser des jeunes actifs et certains frontaliers tout en conservant un budget inférieur à celui de Ripaille ou Corzent.

Le secteur présente des immeubles et environnements très différents. Il faut donc éviter de raisonner uniquement avec la moyenne du quartier. L’état des parties communes, le DPE, le chauffage collectif, l’étage et le stationnement peuvent modifier considérablement la rentabilité. Pour un investisseur recherchant un rapport prix / localisation intéressant, Crête mérite d’être étudié à l’échelle de chaque résidence.

 

 

• Collonges : des prix attractifs pour rechercher du rendement

 

Collonges se situe autour de 3 451 euros par mètre carré pour les appartements selon PAP. Le prix d’entrée reste inférieur à celui des secteurs lacustres et peut permettre d’obtenir un rendement supérieur.

Les appartements familiaux et les T2 peuvent y trouver une demande, notamment lorsqu’ils sont bien reliés au centre, disposent d’un stationnement et présentent des charges raisonnables. La sélection de l’immeuble est toutefois particulièrement importante. Certaines copropriétés plus anciennes peuvent nécessiter des travaux énergétiques ou présenter des charges collectives élevées.

Un appartement moins cher n’est véritablement intéressant que lorsque la décote n’est pas absorbée par les travaux.

 

 

• Tully-Châtelard : une alternative à proximité du centre

 

Le secteur Tully-Châtelard affiche un prix moyen d’environ 3 483 euros par mètre carré pour les appartements. Il peut permettre d’investir à proximité du centre avec un prix inférieur à celui des quartiers les plus valorisés du bord du Léman.

Le secteur convient notamment aux T2 et T3, capables d’intéresser des actifs, des couples ou de petites familles. Un emplacement permettant de rejoindre facilement la gare, le centre et les principaux axes routiers constitue un avantage. Pour une stratégie locative à long terme, la présence d’un garage ou d’une place de stationnement peut également jouer un rôle important.

 

COMMENT RÉDUIRE SON IMPOSITION ?

 

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Quel quartier choisir selon sa stratégie ?

 

Le choix du quartier doit toujours être effectué à partir du profil de locataire recherché, et non à partir d’un classement général.

Un T2 près de la gare et un T3 à Ripaille peuvent être deux excellents investissements tout en répondant à des objectifs complètement différents.

 

 

Quel type de logement acheter à Thonon-les-Bains ?

 

• Le studio : un ticket d’entrée limité mais un prix élevé au mètre carré

 

Le studio permet d’investir avec un budget relativement contenu. PAP relève un prix médian proche de 114 400 euros pour une surface médiane de 29 m². Ce format peut attirer de jeunes actifs, des célibataires, des personnes nouvellement installées dans la région ou des travailleurs en mobilité.

La localisation est déterminante. Le studio doit idéalement se trouver près de la gare, du centre ou d’un axe de transport. Son principal inconvénient concerne la rotation des locataires et le prix d’achat au mètre carré, souvent supérieur à celui des grandes surfaces.

 

 

• Le T2 : probablement le produit le plus polyvalent

 

Le T2 constitue un format particulièrement intéressant à Thonon. PAP relève un prix médian proche de 177 700 euros pour environ 46 m². Il peut accueillir un jeune actif, un frontalier, un couple ou une personne recherchant une seconde pièce pour télétravailler.

Le T2 présente également un marché de revente plus large qu’un petit studio, puisqu’il peut intéresser aussi bien un investisseur qu’un primo-accédant. Pour une stratégie patrimoniale équilibrée, un T2 proche de la gare ou du centre, avec balcon et stationnement, constitue généralement un produit particulièrement polyvalent.

 

 

• Le T3 : cibler les couples et les familles

 

Le T3 représente environ 30 % des appartements considérés dans les données PAP, avec une surface médiane proche de 65 m² et un prix médian d’environ 232 400 euros. Ce type de logement répond aux besoins des couples, des petites familles et des frontaliers souhaitant disposer d’un bureau.

La présence d’un balcon, d’un parking et d’un bon DPE augmente fortement son attractivité. Le T3 convient particulièrement aux secteurs résidentiels comme Corzent, Ripaille, Grangette ou Tully, mais peut aussi être pertinent près du centre.

 

 

Quelle rentabilité locative peut-on espérer à Thonon-les-Bains ?

 

• Une rentabilité brute souvent située autour de 4 à 6 %

 

Meilleurs Agents estime le loyer moyen des appartements autour de 17,1 euros par mètre carré par mois en août 2026, pour un prix moyen proche de 3 679 euros par mètre carré. Ces deux valeurs conduisent théoriquement à un rendement brut moyen supérieur à 5 %, mais le résultat réel varie fortement selon la surface et l’emplacement.

Les secteurs les plus patrimoniaux proches du lac peuvent se situer autour de 3,5 à 4,5 % brut, tandis qu’un appartement ancien acheté au bon prix et correctement rénové peut dépasser 5 ou 6 % brut. La rentabilité la plus élevée n’est cependant pas nécessairement la meilleure stratégie. Un bien proche du Léman offrant 4,5 % avec une forte demande et une bonne liquidité peut être plus intéressant à long terme qu’un logement à 7 % dans une copropriété fragile.

 

 

• Exemples simplifiés

 

Ces exemples sont uniquement pédagogiques. Les loyers doivent être confirmés pour chaque adresse et la rentabilité doit être calculée sur le coût total de l’opération, frais et travaux compris.

 

 

Comment défiscaliser avec un investissement à Thonon-les-Bains ?

 

• Le dispositif Relance logement ou « Jeanbrun »

 

Depuis la loi de finances pour 2026, les investisseurs disposent d’un nouveau mécanisme fiscal appelé Relance logement, souvent désigné sous le nom de dispositif Jeanbrun.

Il concerne les acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028 dans des immeubles collectifs. Il peut s’appliquer à un logement neuf ou à un logement ancien lorsque les travaux de rénovation représentent au moins 30 % du prix d’acquisition.

 

Le logement doit être loué non meublé comme résidence principale pendant neuf ans, avec respect d’un plafond de loyer correspondant à un niveau intermédiaire, social ou très social. La location à un membre de la famille proche est exclue.

Le dispositif permet de déduire des revenus locatifs une partie du prix d’acquisition ainsi que les charges liées au logement. Le ministère de l’Économie indique un amortissement pouvant atteindre 12 000 euros par an et une déduction pouvant atteindre 10 700 euros sur les autres revenus dans les conditions prévues.

 

À Thonon-les-Bains, cette stratégie peut être particulièrement intéressante pour un programme neuf collectif ou un appartement ancien nécessitant une rénovation importante.

L’investisseur doit toutefois comparer l’avantage fiscal avec la différence entre le loyer plafonné et le loyer de marché. Une réduction fiscale ne compense jamais un appartement acheté trop cher.

 

 

• Le déficit foncier dans l’ancien

 

Pour un investisseur souhaitant acheter un appartement ancien à rénover et le louer vide, le déficit foncier constitue une autre stratégie importante.

Au régime réel, certaines charges et dépenses de travaux sont déduites des revenus fonciers. Lorsque les dépenses déductibles hors intérêts d’emprunt dépassent les loyers encaissés, le déficit peut être imputé sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par an, sous réserve notamment de poursuivre la location pendant la durée réglementaire.

La fraction du déficit qui ne peut pas être imputée sur le revenu global peut, selon son origine, être reportée sur les revenus fonciers futurs.

 

Cette stratégie peut être particulièrement intéressante dans le centre-ville, à Crête ou dans certaines copropriétés anciennes de Collonges, où il est possible d’acheter un logement nécessitant une rénovation.

L’intérêt fiscal doit néanmoins venir après l’étude du bien. Les travaux doivent permettre de créer réellement de la valeur, d’améliorer le DPE et d’augmenter l’attractivité locative.

 

 

• La location meublée au régime réel

 

La location meublée constitue une autre possibilité pour exploiter un studio ou un T2 destiné à un frontalier, un jeune actif ou une personne en mobilité. Les recettes sont imposées dans la catégorie des BIC. Depuis 2026, le seuil du régime micro pour les locations meublées de longue durée est porté à 83 600 euros, avec un abattement forfaitaire de 50 % dans les conditions applicables.

Le propriétaire peut également relever ou opter pour un régime réel, permettant notamment de déduire les charges et de pratiquer des amortissements sur le logement hors terrain ainsi que sur le mobilier.

 

Cette mécanique peut réduire fortement le résultat fiscal imposable pendant plusieurs années et convient particulièrement aux logements présentant une bonne rentabilité locative.

Il faut néanmoins intégrer la réforme entrée en vigueur en 2025 : lors d’une cession réalisée à compter du 15 février 2025, les amortissements précédemment déduits au régime réel LMNP sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value, sous réserve de certaines exceptions.

Le LMNP reste donc intéressant, mais la simulation doit désormais porter à la fois sur la fiscalité des loyers et sur la fiscalité de sortie.

 

 

• Loc’Avantages pour réduire directement son impôt

 

Le dispositif Loc’Avantages peut être pertinent pour un propriétaire acceptant de louer son appartement à un niveau inférieur au marché.

Il est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 et repose sur une convention avec l’Anah. Le propriétaire doit notamment louer le logement non meublé comme résidence principale pendant au moins six ans, respecter un plafond de loyer et choisir un locataire respectant certaines conditions de ressources.

 

Trois niveaux de loyers peuvent être retenus : Loc1, Loc2 et Loc3, correspondant respectivement à des loyers inférieurs d’environ 15 %, 30 % ou 45 % au marché de référence.

La réduction d’impôt peut représenter entre 15 % et 65 % des revenus bruts, en fonction du niveau de loyer et du recours éventuel à une intermédiation locative.

 

À Thonon, où les loyers peuvent être élevés, cette solution peut avoir du sens pour un propriétaire fortement imposé souhaitant réduire son risque locatif et bénéficier d’un avantage fiscal.

Elle doit toutefois être comparée avec une location classique afin de mesurer le coût réel de la décote de loyer consentie.

 

 

• Le Denormandie : vérifier l’éligibilité avant l’acquisition

 

Le dispositif Denormandie reste applicable aux opérations éligibles réalisées jusqu’au 31 décembre 2027. Il concerne l’acquisition d’un logement ancien faisant l’objet de travaux importants et situé dans une commune ou un périmètre répondant aux critères du dispositif.

Les travaux doivent notamment représenter au moins 25 % du coût total de l’opération, et le logement doit être loué vide comme résidence principale avec respect de plafonds de loyers et de ressources.

 

L’éligibilité doit impérativement être vérifiée avant la signature grâce au simulateur officiel et à l’adresse exacte du logement. Il ne faut jamais acheter un appartement en considérant automatiquement qu’un secteur de centre-ville bénéficie du Denormandie.

Le choix entre Denormandie, déficit foncier et Relance logement doit faire l’objet d’une simulation, car ces dispositifs répondent à des règles et objectifs différents.

 

 

• Le Pinel n’est plus accessible aux nouveaux investissements

 

Il est encore fréquent de voir certains programmes immobiliers évoquer le Pinel dans leurs anciennes documentations commerciales.

Le dispositif a toutefois pris fin le 31 décembre 2024. Un investissement réalisé en 2026 ne peut donc plus ouvrir un nouveau droit à la réduction d’impôt Pinel.

Pour un programme neuf à Thonon en 2026, il faut désormais étudier principalement le dispositif Relance logement, ainsi que la fiscalité de droit commun.

 

EN SAVOIR PLUS

 

Quels travaux de rénovation energétique

 

 

Quel dispositif fiscal choisir ?

 

Il est généralement préférable de commencer par sélectionner un bon investissement immobilier, puis de choisir la fiscalité la plus adaptée.

 

 

Quels sont les principaux risques d’un investissement à Thonon ?

 

• Acheter trop cher grâce à l’argument suisse

 

La proximité de la Suisse peut conduire certains vendeurs à justifier des prix élevés en affirmant que les frontaliers peuvent tout payer. Cette logique est dangereuse. Le niveau de loyer reste limité par la concurrence, la qualité du logement et le budget réel des locataires.

Un appartement ne devient pas rentable simplement parce qu’il se trouve à quarante kilomètres de Genève. La négociation doit s’appuyer sur les transactions du quartier, l’état du logement et son rendement potentiel.

 

 

• Surestimer les loyers

 

Meilleurs Agents estime le loyer moyen d’un appartement à environ 17,1 euros par mètre carré, mais la fourchette est très large selon la qualité du bien. Un appartement avec vue lac, terrasse et parking peut dépasser la moyenne. Un logement ancien sans extérieur ou éloigné des transports devra souvent être loué moins cher.

L’investisseur doit donc comparer plusieurs annonces et, idéalement, obtenir une estimation locative professionnelle.

 

 

• Négliger le DPE

 

Une grande partie du parc thononais a été construite entre 1946 et 1990, ce qui implique la présence de nombreuses copropriétés pouvant nécessiter une rénovation énergétique. Le DPE doit être étudié avant l’achat, notamment pour les logements classés E, F ou G.

Changer les fenêtres d’un appartement ne suffit pas nécessairement à améliorer fortement son classement lorsque l’isolation extérieure ou le chauffage dépend de la copropriété. Il faut donc examiner le plan pluriannuel de travaux, le DPE collectif et les décisions d’assemblée générale.

 

 

• Négliger les charges de copropriété

 

Les résidences proches du lac ou certains grands ensembles peuvent comporter un chauffage collectif, des ascenseurs, des espaces verts et des parkings souterrains. Ces prestations augmentent les charges et réduisent la rentabilité nette.

Un appartement à 3 400 euros par mètre carré avec 300 euros de charges mensuelles peut être moins rentable qu’un bien à 3 800 euros avec une copropriété plus sobre.

Les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale doivent donc être étudiés avant toute offre.

 

 

• Dépendre uniquement des travailleurs frontaliers

 

Les frontaliers constituent une cible intéressante, mais un appartement doit idéalement pouvoir intéresser également des actifs locaux, couples ou familles.

Cette polyvalence protège l’investisseur en cas d’évolution du marché de l’emploi suisse ou des conditions de mobilité.

Le T2 et le T3 présentent souvent un avantage sur ce point.

 

 

Les erreurs à éviter

 

• Acheter uniquement pour défiscaliser

Un avantage fiscal ne doit jamais constituer la principale justification d’un achat immobilier. Un appartement mal placé restera un mauvais investissement après la fin du dispositif fiscal.

La priorité doit rester l’emplacement, le prix et la demande locative.

 

• Choisir automatiquement le bord du lac

La proximité du Léman apporte une valeur patrimoniale importante, mais les prix sont également plus élevés. Un appartement de Ripaille à 4 500 euros par mètre carré peut produire une rentabilité inférieure à un T2 situé près de la gare.

Le choix dépend de l’objectif entre rendement et valorisation patrimoniale.

 

• Négliger la gare

Pour une clientèle travaillant à Genève, quelques minutes à pied peuvent avoir une grande importance. Un appartement proche de la gare peut être plus pertinent qu’un logement disposant d’une belle vue mais nécessitant un trajet automobile quotidien.

Le temps de déplacement réel doit être testé avant l’achat.

 

• Acheter un programme neuf sans comparer l’ancien

Un logement neuf offre un bon DPE, des garanties et peu de travaux immédiats. Cependant, son prix peut être très supérieur au marché ancien.

Même avec le dispositif Jeanbrun, l’investisseur doit comparer le rendement net avec celui d’un appartement ancien correctement rénové.

 

 

Conseils d’experts pour réussir son investissement à Thonon-les-Bains

 

• Distinguer les frontaliers genevois et lausannois

Ces deux catégories de locataires ne recherchent pas exactement les mêmes quartiers. Pour Genève, la proximité de la gare et du Léman Express constitue un avantage déterminant.

Pour Lausanne, l’accès à l’embarcadère de Rives peut devenir beaucoup plus important. Cette distinction permet d’identifier des micro-emplacements particulièrement recherchés.

 

• Privilégier un T2 proche des transports pour une première acquisition

Le T2 offre généralement le meilleur compromis entre prix, loyer, stabilité et revente. Il peut accueillir une personne seule, un couple, un frontalier ou un jeune actif.

Un balcon, une cave et un parking peuvent fortement améliorer son attractivité dans le marché thononais.

 

• Comparer systématiquement le prix avec Évian et Annemasse

Thonon ne fonctionne pas dans un marché isolé. En 2026, PAP estime les appartements autour de 3 669 euros par mètre carré à Thonon, contre environ 4 851 euros à Évian-les-Bains et 4 420 euros à Anthy-sur-Léman.

Cette différence participe à l’intérêt de Thonon, mais l’investisseur doit également comparer les loyers et les temps de transport.

 

• Étudier les projets urbains sans les surpayer

La transformation du quartier de la gare, de la place des Arts, Jules-Mercier et Dessaix peut renforcer le centre-ville à long terme. Ces projets constituent un élément positif, mais leur effet potentiel doit être considéré comme un bonus.

L’investissement doit déjà fonctionner avec les prix et loyers actuels.

 

• Faire une simulation fiscale avant de choisir le type de location

À partir d’un même appartement, la différence entre location nue, LMNP réel, déficit foncier et dispositif Jeanbrun peut représenter plusieurs milliers d’euros. Il est donc recommandé de simuler les revenus sur 10 à 15 ans, mais également la fiscalité au moment de la vente.

Cette approche est devenue particulièrement importante avec la modification du calcul de la plus-value en LMNP.

 

• Calculer la rentabilité nette avec une hypothèse prudente

La simulation doit intégrer la taxe foncière, les charges non récupérables, l’assurance, les frais de gestion et les travaux.

L’investissement doit rester financièrement acceptable dans le scénario prudent.

 

 

• Conserver une réserve de trésorerie

Même sur un marché tendu, un propriétaire peut subir une vacance, un dégât des eaux ou un appel de fonds. La totalité de l’épargne ne doit donc pas être utilisée pour l’apport et les frais de notaire.

Une réserve disponible améliore fortement la sécurité de l’investissement.

 

 

La grille d’analyse avant d’investir à Thonon-les-Bains

 

Quelle stratégie privilégier à Thonon-les-Bains ?

 

Pour un investisseur recherchant principalement la sécurité patrimoniale, les secteurs Rives, Concise, Ripaille et Corzent peuvent être particulièrement intéressants. Le prix d’entrée est plus élevé, mais les biens qualitatifs bénéficient d’un environnement recherché et d’un marché de revente relativement large.

Pour cibler les travailleurs frontaliers vers Genève, il est souvent plus pertinent de se concentrer sur le centre, la gare, Crête et les secteurs situés à quelques minutes à pied du Léman Express.

 

Pour rechercher davantage de rentabilité locative, Collonges, Tully-Châtelard, Crête ou certains immeubles anciens du centre peuvent offrir un prix d’acquisition inférieur, à condition de sélectionner soigneusement la copropriété.

Pour une opération de défiscalisation dans l’ancien, un appartement nécessitant de véritables travaux peut permettre d’étudier le déficit foncier, le dispositif Relance logement ou éventuellement le Denormandie lorsque toutes les conditions d’éligibilité sont réunies.

Enfin, pour un programme neuf, le dispositif Jeanbrun constitue désormais le principal mécanisme fiscal à analyser depuis la disparition du Pinel.

 

 

Conclusion

 

Investir dans l’immobilier locatif à Thonon-les-Bains permet de se positionner sur un marché bénéficiant d’une situation géographique difficilement reproductible : le lac Léman, Genève, Lausanne et les Alpes se trouvent au cœur du fonctionnement économique et résidentiel de la ville.

La population a atteint près de 38 000 habitants et progresse plus rapidement que la moyenne nationale. Plus de la moitié des résidences principales sont occupées par des locataires, ce qui confirme l’importance du marché locatif.

 

L’attractivité est également soutenue par les travailleurs frontaliers, dont le nombre continue de progresser. La liaison ferroviaire permet de rejoindre Genève en moins d’une heure sur les trains directs, tandis que la CGN relie Thonon à Lausanne en environ cinquante minutes.

En août 2026, les appartements se négocient globalement autour de 3 700 euros par mètre carré, mais les écarts entre quartiers sont importants. Ripaille-Vongy dépasse 4 300 euros par mètre carré, tandis que Crête, Collonges ou certains secteurs du centre permettent encore d’investir autour de 3 300 à 3 500 euros.

 

Le centre-ville et la gare conviennent particulièrement aux frontaliers travaillant à Genève. Rives et Concise permettent davantage de cibler les personnes recherchant le lac et une connexion avec Lausanne. Ripaille et Corzent présentent un positionnement plus patrimonial, tandis que Crête, Collonges et Tully-Châtelard peuvent offrir davantage de potentiel de rendement.

La fiscalité constitue également un véritable levier. Depuis 2026, le nouveau dispositif Relance logement ou Jeanbrun permet d’amortir une partie du prix d’un logement neuf ou ancien avec travaux sous certaines conditions. Le déficit foncier reste pertinent dans l’ancien, tandis que le LMNP réel conserve un intérêt important pour les locations meublées malgré la nouvelle fiscalité applicable aux plus-values.

 

Loc’Avantages peut compléter ces solutions pour les propriétaires acceptant un loyer inférieur au marché en contrepartie d’une réduction d’impôt.

La défiscalisation ne doit cependant jamais être le point de départ de l’investissement. Le premier objectif reste d’acheter un bon logement, au bon prix, dans le bon quartier.

À Thonon-les-Bains, la réussite d’une opération repose donc principalement sur quatre éléments : un micro-emplacement adapté au locataire ciblé, une proximité réelle avec les transports, un prix d’acquisition cohérent et une fiscalité choisie après une simulation complète.

Un appartement bien placé près de la gare, du centre ou du lac peut ainsi combiner demande locative, revenus réguliers et potentiel patrimonial, tout en bénéficiant de la dynamique particulière du bassin franco-suisse.